EDITIONS GAUD
 

Consultation par thèmes
ABBAYES et PRIEURES
CATHEDRALES et AUTRES EGLISES
CHATEAUX et MANOIRS
PARCS et JARDINS
PATRIMOINE DIVERS
VILLES et VILLAGES

Recherche personnalisée
Demande de reportage
Agrandissement


Pour nous écrire

 
 

LA PHILOSOPHIE DE LA MAISON

Depuis leur création il y 50 ans, les Editions Gaud n’ont eu de cesse de restituer sous son plus beau jour le patrimoine culturel français et européen.

Cet objectif ne peut être atteint sans le respect de certaines règles photographiques fondamentales : travailler en lumière naturelle, privilégier les vues orthoscopiques (qui respectent les verticales).

Mais la réussite d’une photographie n’est pas seulement affaire de technique ; elle repose avant tout sur une bonne connaissance du sujet pour mieux en souligner les spécificités. Dans une abbaye cistercienne, le photographe se doit bien sûr de restituer la rigueur et la « pureté » qui caractérise ce type d’architecture par l’intermédiaire de vues d’ensemble ou d’éléments significatifs, mais aussi de dénicher un détail peu connu qui apportera une nouvelle pierre à la connaissance du monument, de son histoire et, au-delà, à celle de l’ordre cistercien tout entier.

De ce fait, chaque reportage comporte plusieurs niveaux d’information visuelle : des vues descriptives car la photographie est commentaire, des vues insolites qui en disent long sur l’ingéniosité de leur auteur, des vues esthétiques qui tentent de capter une émotion fugitive, etc. De cette variété naît la richesse du fonds photographique ouvert à de multiples utilisations.

UN OUTIL ESSENTIEL : LA LUMIÈRE NATURELLE

La lumière naturelle joue un rôle fondamental en photographie d’architecture : elle est faite pour sculpter l’espace, pour dégager les volumes et les rendre crédibles, pour ne pas avoir une vue plate des choses ; en somme, pour transcrire les trois dimensions en deux dimensions. Parfois, la lumière crée une ambiance particulière dans un espace: il faut restituer cette ambiance. Ailleurs encore elle a, à un certain moment et sous un certain angle, une action forte sur la matière ; les éclairages très frisants sont utilisés pour montrer le grain de la pierre, la patine d’un bois, pour magnifier le produit du travail des hommes.

Mais, qui dit travail en lumière naturelle, dit vitesse. D’où la nécessité de bien connaître le sujet et d’analyser rapidement les conditions climatiques, l’heure de la journée, le moment de l’année. En arrivant sur le site, le plan d’action doit être prêt, mais pas totalement arrêté.

S’il fait un soleil de plomb, le sujet sera vraisemblablement trop contrasté pour « rentrer » dans le film. Deux possibilités s’offrent alors au photographe :
- choisir un autre moment de la journée ou de l’année : le soleil tourne et nous donne un éclairage plus doux ou un éclairage indirect ; un contre-jour nous permet de bien dégager les différents plans de façade et de réduire le contraste du sujet ; la météo change : temps d’orage, de neige…
- choisir dans le sujet : recadrer le sujet pour réduire son contraste. Choisir le sujet secondaire, les ombres ou la lumière. Dans cette image, seules ombres ou lumières seront correctement rendues ; c’est le réglage du temps de pose qui permet d’ajuster. Le choix est artistique.

Le photographe doit également rester vigilant à l’orientation de cette même lumière qui varie suivant le moment de la journée et la saison. Le soleil tourne ; le photographe également. D’est en ouest, le mouvement horizontal est toujours le même, mais l’inclinaison verticale change selon les saisons. De cette difficulté naît la richesse du lieu qui s’offre sous de multiples visages.

Mais « lumière » ne rime pas nécessairement avec « soleil de plomb ». Pour une photographie « idéale » dont le but est la mise en valeur, la promotion ou tout simplement la révélation au grand public, seul le soleil compte. Or, toutes les variations présentent un intérêt : la lumière réfléchie par la pierre, diffusée par quelques brumes ou nuages. Certes, de même que le soleil et la chaleur évoquent les vacances, les photographies ensoleillées sont synonymes de tourisme et d’évasion. En vérité, on peut faire des photographies par tous les temps. Dans les moments où le soleil est bien présent, il n’est là que pour créer les ombres. Par temps de pluie, les ombres et la lumière n’existent plus, mais la couleur est beaucoup plus présente : la composition est commandée par les contrastes chromatiques. Ce constat se vérifie particulièrement en reportages photographiques sur les jardins.

LES TYPES D’IMAGES

La lumière naturelle est l’outil premier du photographe. Quelquefois, elle en est aussi le sujet : quelques tâches au sol ou sur un mur apparaissent : il faut les fixer sur le film. Le photographe doit être opportuniste. Une couleur étrange, une très belle matière, la simple envie de fixer une vision fugitive qui n’a peut-être aucun rapport avec le sujet, une impulsion à fixer, une image de plus. Ainsi naissent des photographies « de plaisir » ; la photothèque en est riche.

Le fonds photographique est aussi, et surtout, composé de photographies « descriptives ». Ces images visent à montrer le mieux possible le sujet architectural, sans prendre trop parti, sans non plus réaliser une « trop belle image » à l’ambiance décalée par rapport au sujet. Ces photographies d’ensemble ou de détails sont orthoscopiques et font souvent appel à un matériel moyen ou grand format. Ce type d’images requiert des compétences techniques (méthode, préparation et exercice du métier de photographe) et une connaissance du sujet et de l’objectif à atteindre.

La photographie « graphique » est de même nature que la photographie descriptive, mais sans le souci du sujet : c’est la composition qui devient le sujet. On ne cherche pas à décrire, mais à composer, même au détriment de la compréhension du sujet.

La photographie « artistique » ne se réalise pas du tout dans le même esprit que les autres. Il s’agit de création pure. Même des défauts techniques peuvent être des éléments créateurs. Seuls comptent le photographe et son idée ; le sujet n’est qu’une matière, un prétexte. Le photographe dispose de quelques éléments : films, appareil, matière, lumière exprimée par un cadrage, mais tout peut être transformé sans respect pour le contexte.

ARGENTIQUE & NUMÉRIQUE ? QUE CHOISIR ?

Il y a une dizaine d’années, l’édition connaissait une mutation sans précédent depuis l’invention de l’imprimerie : l’informatisation de la chaîne graphique préparatoire à l’impression (prépresse). La PAO (Publication Assistée par Ordinateur) était née. Aujourd’hui, la « révolution numérique » atteint la photographie. Les uns prédisent la mort du film et du grand format, les autres une aubaine pour le métier ? Qu’en est-il réellement ? Comment ces changements sont-ils vécus aux Editions Gaud qui pratique la photographie depuis 1952 ?

Loin de s’opposer, dans un contexte éditorial, ces deux techniques se complètent : là où l’argentique rencontre des limites économiques (reportage complet sur des éléments décoratifs), le numérique prend le relais pour un moindre coût. Inversement, pour certains sujets et besoins (photographie d’un ensemble architectural en vue de la réalisation d’une affiche) le moyen (voire grand) format palliera les faiblesses du numérique dans le rendu des blancs et des ciels.

Contrairement à l’argentique, le numérique permet une copie sans perte et des corrections de tout ordre en un temps très limité et avec une grande souplesse et liberté ; en revanche, l’apparente facilité de la retouche d’images sur ordinateur peut occasionner des erreurs quasi inexistantes en argentique car les duplicata sont réalisés par des professionnels. Même si la photographie numérique fait appel à des connaissances informatiques, sa maîtrise repose également sur une bonne formation aux méthodes traditionnelles en optique, colorimétrie, etc.

Argentique ou numérique ? Tout est une question de coûts, de temps et de besoins. Dans tous les cas, les maîtres-mots restent « rigueur » et « méthode ».

PHOTOGRAPHIER LE PATRIMOINE

Deux façons de voir les choses conditionnent le travail : le but de faire quelques bonnes images ou bien de réaliser un reportage donnant une bonne idée du site touristiques (abbaye, château, église, jardin, peinture, murale, vitrail, etc.).

Tous les reportages sont faits en fonction des besoins et demandes. Le point de vue « éditeur » est très différent d’un regard « magazine » et les connaisseurs du site au sens large, propriétaires, gestionnaires, partenaires, amis, visiteurs, n’ont pas la même façon de faire leur choix. Les images étant faites pour tous ces publics, les reportages s’adaptent, même si une bonne partie d’une campagne photographique convient à un large public .

Quel que soit le cas de figure, cela nécessite une bonne définition du projet. S’ensuit la réalisation d’un devis et la mise en place d’un calendrier prévisionnel qui s’échelonne sur quelques jours ou plusieurs mois suivant l’ampleur du projet, le budget disponible, etc.

Au terme du reportage, les images produites sont à disposition du commanditaire pour un usage précis défini par le contrat signé par toutes les parties prenantes. S’il le souhaite, le commanditaire peut acheter une partie ou tout le reportage pour pouvoir utiliser librement les clichés. Les images cédées restent néanmoins utilisables par les Editions Gaud.


 
 

 

 
Éditions GAUD - 11 rue Brulard
77950 Moisenay France - Fax : 01 60 69 92 08
Tél : 01 60 66 94 60 - Mobile : 06 07 65 08 70
E-Mail : info@photothequegaud.com

Toutes les images présentées sur ce site appartiennent aux Editions Gaud.
Leur utilisation est sujette à autorisation.